| L'Église Saint-Pierre |
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![]() Entièrement restaurée en 1995, l'église du Castellet est dédiée à saint Pierre. Le clocher placé latéralement, au niveau du chœur, date du XIXe siècle. L'église actuelle est composée de plusieurs parties construites à des époques différentes avec un point commun : la maçonnerie constituée de galets de Rancure et d'un mortier à la chaux. Dès 1178 une petite chapelle avait été construite. Elle fut agrandie au cours du XVe puis du XVIe siècle devant l'afflux de population. La date de 1622 au-dessus de la porte principale atteste de cette extension. ![]() La porte principale possède une arcature de style typiquement roman, en pierres de taille, portant la date de 1622. Le clocher porte actuellement deux cadrans d'horloge, l'un au sud, l'autre à l'ouest. Au cours du XXe siècle l'église fut d'ailleurs l'objet de plusieurs « liftings ». En 1956 le toit dégradé qui laissait passer l'eau fut remplacé par un nouveau en tôle ondulée. Mal construit, il dut être à nouveau entièrement refait en 1985 avec des plaques de fibrociment recouvertes de tuiles romanes pour un meilleur aspect.
![]() La restauration de 1995 a permis de découvrir deux ouvertures jusque là obturées au fond du chœur et de les équiper de vitraux. Enfin en 1995 l'église, mise à mal par une humidité permanente depuis plusieurs siècles, fut l'objet d'une restauration complète en profondeur. La sacristie rendue inutilisable depuis 1743 suite à une tempête sans précédent fut dégagée, les murs furent entièrement décroûtés et réenduits (extérieur et intérieur), la voûte remise en état, les sols recarrelés, les vitraux restaurés et un chauffage fut installé pour éviter le retour de l'humidité. ![]() La porte latérale a une arcature plus grossière et plus ancienne : celle de la petite église du XIIe siècle, réutilisée en 1622. Malheureusement au cours des travaux le cadran solaire tracé sur la façade principale en 1770 fut crépi par inadvertance alors qu'il était prévu de le protéger et de le conserver. Il a donc aujourd'hui disparu… dans l'attente, peut-être, d'une reconstruction à l'identique. Le prieuré et sa chapelle Du prieuré du Castellet, poste avancé des moines bénédictins de l'abbaye de Saint-André de Villeneuve, il ne subsiste plus rien aujourd'hui. Les bâtiments sont tombés en ruines et le sol a été travaillé, remanié, nivelé. En revanche on a longtemps connu la chapelle, construite bien sûr en galets avec un mortier de chaux. Sous la mandature du maire anticlérical Brémond, qui interdit les processions en 1908, elle fut vendue au privé et devint un hangar à vocation agricole.
![]() À la sortie du Castellet, la chapelle du prieuré des moines bénédictins est devenue aujourd'hui une résidence principale. Enfin en ce début du XXIe siècle elle a été transformée en habitation principale et il ne reste de sa vocation première que la forme du bâtiment principal avec son mur arrière en demi-cercle. Les presbytères du Castellet Au Moyen Âge les prêtres des paroisses rurales étaient généralement logés chez l'habitant. Plus tard il y eut au Castellet une « maison claustrale » certainement proche du prieuré. Après la Révolution française le souci n'était plus de loger un curé.
![]() Cette habitation, actuellement privée, fut achetée par la commune et devint le premier presbytère du Castellet, de 1838 à 1878. Ce n'est qu'en 1838 que Le Castellet acheta un logement faisant fonction de presbytère sur la place de l'église. ![]() Le second presbytère (de 1878 à 1948) vient d'être partagé en deux pour accueillir la bibliothèque et bientôt un logement communal. En 1878 la commune déplaça le presbytère dans un bâtiment nouvellement construit à côté de l'église. Actuellement, n'ayant plus de fonction, puisqu'il n'y a plus de curé en poste fixe dans le village, il a été transformé en partie en bibliothèque communale, l'autre partie devant être réhabilitée en logement. Les oratoires Anciennement la commune du Castellet comptait quatre oratoires tous datant du XIXe siècle. • Le premier, voué à saint Pierre, se trouvait à l'est du village sur le chemin de la procession qui menait de l'église jusqu'à la chapelle du prieuré. Il reste toute la base de cet oratoire, la partie supérieure s'étant effondrée faute d'entretien.
• Le deuxième se situait en direction opposée, à l'ouest du village. Il fut démoli lors de la construction d'une déviation à la fin des années soixante, mais on en garde une description assez précise. Il était certainement dédié à saint Marc. • Le troisième oratoire, dédié à la Vierge Marie, se trouvait sur le plateau à côté de la ferme Lebret. Il ne reste, là encore, que la base de l'édifice. • Le quatrième oratoire, non loin de celui de Lebret, se trouve à côté de la ferme Codaret. Grâce à une restauration au milieu du XXe siècle par la famille qui possédait cette ferme, c'est le seul à être conservé presque intact. • Enfin on ne saurait passer sous silence un cinquième oratoire tout récent, fin du XXe siècle, édifié par l'actuel propriétaire de la ferme Lebret et dédié à saint Jean-Baptiste. Tous les ans pour la Noël La crèche « unique » du Castellet Bien sûr tous les éléments de la crèche ne sont pas forcément en rapport
de taille ; bien sûr les santons ne sont pas des pièces de musée ; mais la charmante naïveté de l’ensemble reflète bien la ferveur passionnée de ses créateurs. Tous les mois de décembre, l’église Saint-Pierre se pare d’une crèche de Noël. N'y cherchez pas de santons “historiques” habillés par les plus grands santonniers de Provence. Notre crèche est tout autre. Et pourtant elle est unique. Ce sont en effet les enfants du village qui ont réalisé eux-même les figurines de la crèche dans un style naïf qui n’aurait certes pas déplu au maître du dessin des santons David Dellepiane. Alban, Amélie, Amandine, Benjamin, Emmanuel, Justine, Julien, Marie, Margot, Marie et Renaud entre autres ont passé des heures en animation extra scolaire. Les adultes également ont contribué à cette entreprise. Les enfants ont travaillé sous la surveillance d’Audrey, Isabelle, Marie-Bénédicte et Édith. Geneviève et Isabelle ont cousu les costumes. C’était en 2002. Robert et Simone vont régulièrement ramasser de la mousse et de la verdure pour garnir le décor. L’an dernier Clément avait mené à terme sa dernière entreprise : reproduire fidèlement les fontaines du village. Il a eu le temps d’achever les reproductions de la fontaine de la place de l’église et du lavoir de la place du Pountis, ainsi qu’un petit moulin à roue pour évoquer l’ancien moulin à farine aujourd’hui disparu. Le tout fonctionne grâce à de minuscules pompes à eau. Nicolas et Gaston ont assuré l’étanchéité et les soudures ; Isabelle et Annie la peinture et la décoration. Les deux fontaines du village et le moulin à eau réalisés par Clément animent la crèche de leur mouvement et du bruit de l’eau qui coule, ce que les vraies fontaines ne font plus en ces temps de sécheresse prolongée. Merci au père Charles Honoré qui met l’église à disposition pour que cette tradition provençale des fêtes calendales soit perpétuée. Le 2 février, comme c'est la tradition, la crèche est démontée. Mais les petits santons ne vont pas dormir dans une boîte en carton : ils sont fièrement exposés toute l'année au premier étage de la bibliothèque. |
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